André Bordes
Photographe depuis 1970 j’ai exploré divers aspects de cet art, divers sujets, diverses techniques. Même si le passage au numérique n’a pas été sans interrogations ni remises en question, je me suis rapidement senti à l’aise avec cette technologie.
Les sujets ne m’ont pas manqué, avec une prédilection pour la recherche de l’esthétique, de l’équilibre, de l’harmonie, de la beauté.
Et dès le début j’ai été attiré par ce qui sera mon fil d’Ariane : le nu artistique.
La représentation du corps humain est une constante dans l’art. Elle est aussi vieille que toutes les techniques utilisées. En photographie cela a été moins simple.
Un certain Ernest Bersot, moraliste du 19ème siècle citait : « Le nu, fond nécessaire des arts du dessin, de la sculpture et de la peinture, serait, en photographie, inavouable ».
Préjugés, lieux communs, mauvaise conscience, malaise, rien n’épargne cette discipline.
Il est vrai qu’elle est (selon moi) la plus exigeante, la plus risquée, celle qui ne pardonne rien. Le banal n’y est pas de mise. Un faux pas et la vulgarité montre le bout de son nez. Un autre faux pas et on est rapidement discrédité.
Mais c’est aussi le domaine où l’universel peut être atteint quand toutes les conditions se retrouvent (parfois) réunies.
J’ai choisi cette voie, attiré entre autres par le défi qu’elle recélait.
J’ai été guidé dans mes premiers pas par un ami photographe qui m’a appris l’essentiel de cette spécialité. Il n’est plus là. Merci à Daniel B.
Actuellement président et animateur d’un photo-club en PACA je m’efforce d’y transmettre ma passion et les quelques connaissances que j’ai plu glaner durant toute ma vie.