Membre du club Arras Passion Photo (UR 01), Alain Pruvot a découvert le « diaporama » à Epinal durant son enfance. Avec son épouse Danièle, il a réalisé de nombreux montages audiovisuels, la plupart très bien classés dans les concours nationaux et en Coupe de France. Toujours profondément humanistes, ses créations relèvent de deux genres : d’une part l’évocation de la vie et de l’œuvre d’écrivains qu’il fait revivre et met en perspective avec les problématiques actuelles (Albert Schweitzer, Saint Exupéry, Victor Hugo, Maurice Genevoix, Verlaine, Giono), d’autre part des témoignages engagés qui traitent de grandes crises sociétales (Guerre et Fraternisations en 1915 – Malgré nous alsaciens en 1944 – Migrants du Calaisis – Mineurs du Nord et récession – Mort de l’usine Metaleurop –– l’horreur des camps de concentration - déclin de la biodiversité – la renaissance d’un quartier populaire…). Ces montages visent à susciter la réflexion et font appel à l’émotion, une émotion renforcée par les musiques originales, expressives, de Christian Courcelle.
« Résilience » Au lendemain de l’attentat perpétré au Bataclan, où sa compagne a perdu la vie, le narrateur entreprend un périple sur les traces de deux personnalités résilientes : l’écrivain Maurice Genevoix, traumatisé par la terrible expérience de la Première guerre mondiale où il a frôlé la mort, et la résistante et déportée Marie-José Chombart de Lauwe, internée au camp de concentration de Ravensbrück. Tous deux sont parvenus non seulement à dépasser les tragédies et souffrances endurées mais à revivre, l’un au contact de la nature, l’autre en se mettant au service des jeunes : deux exemples prestigieux à suivre pour renouer avec l’amour de la vie. Scénario et texte d’Alain Pruvot – Musique originale : Christian Courcelle – Réalisation Alain et Danièle Pruvot (2017)
Photographe depuis toujours, je me suis tourné vers le diaporama que je considère comme un "sport complet" !
Images bien sûr, mais aussi scénario, bande son et bruitages, réalisation, ...
J'aime partager ainsi mes photos, mais aussi mes émotions et sujets qui me tiennent à cœur
Bénévoles au grand cœur
J'ai voulu, à travers de ce montage, rendre hommage aux bénévoles des Restos du Cœur qui, en pleine pandémie de Covid, n'ont pas hésité à continuer leur action malgré les risques encourus.
Un cœur "gros comme ça", une bonne humeur de tous les instants et un sens du partage de tous les instants. Un reportage en N&B qui nous envoie une bouffée d'humanité dans un monde qui n'est pas facile pour tout le monde.
Je suis tombé dans la marmite de la photo en classe de première et depuis j’appuie sur le déclencheur d’un appareil photo.
Petit à petit a germé une interrogation : « Dans quel but faire des photos ? », puis est venue l’envie de raconter une histoire, de faire passer une émotion.
La marche vers le montage audiovisuel s’est faite grâce à une rencontre. René, membre du club auquel j’ai adhéré en 1994. Passionné de l’AV, il m’a mis le pied à l’étrier.
Ce furent d’abord les projecteurs SIMDA avec les capricieuses cassettes et les très capricieuses interfaces. Puis le numérique est arrivé et la fin (?) des soucis techniques. Créer un montage audiovisuel, c’est essayer d’embarquer le spectateur dans un monde autre, lui communiquer un message, une émotion, lui raconter une histoire, et donner une certaine vie à ses photos.
Le voyage immobile
Selon Sylvie Chokron, lire est « une façon d'essayer de se plonger dans l'individu lui-même, de revenir à des choses beaucoup plus humaines, d'essayer de rentrer dans le cerveau d'une personne, de s'identifier à cette personne, d'éprouver à nouveau des émotions et de pouvoir se réconcilier à la nature humaine et d'essayer de revenir à une dimension à laquelle on peut penser. Parce que tout ce qu'on voit en ce moment sur nos écrans, ce sont des images sur lesquelles on ne peut pas penser et qui finalement figent la pensée dans l'horreur."
J’ai connu le diaporama en rencontrant une personne en 2011 lors d’un voyage au Maroc. Elle faisait des photographies, tout comme moi, mais disait « je ne fais pas des photos comme tout le monde, je fais du diaporama ». Cela méritait quelques explications qui m’ont permis de faire mon premier montage en 2012, de créer l’atelier audiovisuel au club de Lempdes, de devenir commissaire régional, de participer en Régional dans l’UR Auvergne avec « Pierre Jules Boulanger, fondateur de la TPV qui devient la célèbre 2CV Citroën», et d’organiser le N1 et la Coupe de France Audiovisuel en 2014 à Lempdes !
Olivier
L’œuvre que je présente ici est « Olivier ».
C’est un message que je souhaite diffuser à un large public. Le sujet est grave certes.
Il doit inciter tout un chacun à se poser la question, à informer le plus largement possible son entourage. Le don d’organes n’est pas automatique comme on pourrait le croire. Il faut impérativement que les proches puissent confirmer que le défunt ne s’est pas opposé à donner.
Ce montage a été réalisé avec le concours de ma fille, coordinatrice au CHRU de Clermont-Ferrand, avec les Sapeurs-Pompiers de Lempdes et le SDIS que je remercie ici
Je suis arrivé à l’audiovisuel en commençant par la prise de son en 1967, quand j’ai disposé d’un magnétophone pour enregistrer les répétitions de l’orchestre de mon lycée. L’image et l’audiovisuel, je les ai découverts avec Robert Thuillier et « les 15 du Poitou » en 1972.
La création et la réalisation des bandes son est toujours un élément pivot des montages audiovisuels réalisés depuis 1980 (première participation au Festival d’Epinal avec « Tercio de Muerte »).
C’est aussi l’histoire, depuis 40 ans, d’une coopération étroite avec Danièle, mon épouse, pour traiter de sujets touchant, notamment, la recherche scientifique (« La Mouche d’Eusèbe » 1986, « Lola le Petit Prince et moi » 2009, « Le 203ème jour » 2015).
Doubles vies en partage
Ce reportage propose une Immersion dans le petit monde des
théatreux amateurs ou professionnels, au contact de passionnés qui tentent
d’expliciter ce que représente pour eux le théâtre et pourquoi ils sont
« tombés dans la marmite » souvent très jeunes. C’est aussi l’occasion d’inviter le spectateur à se glisser
dans les coulisses, dans l’intimité de la fabrication d’un spectacle.
Jacques Bouhours, une comète dans le ciel du diaporama ?
Frappé dès l’âge de 14 ans par le virus de la photo, j’ai été émerveillé par
les premiers diaporamas que j’ai vus en 1974-75, et qui m’ont fait entrer à
l’atelier qu’animait à l’époque André Parmentier (et quelques illustres aînés)
à la MJC de Metz. Premiers essais, peu concluants, malheureusement abandonnés
face aux obligations de la vie. 20 ans plus tard, les aléas de ma carrière
hospitalière me font travailler dans le même établissement que Ricardo Zarate,
qui me persuade (facilement) de le rejoindre, au GAPHE d’Hayange. Quelques
progrès de plus, mais là encore, des « impératifs extérieurs »
m’éloignent du diaporama...pour 20 ans, au terme desquels, enfin en retraite,
je peux revenir vers cette vieille passion.
CHANSON DOUCE-AMÈRE
La Douce-amère (Solanum Dulcamara) : plante sauvage
toxique dont les petites baies rouges ont une saveur d’abord douce, puis amère,
avant d’être âpre, et qui finit par vous coller mal au ventre...Certains
souvenirs anciens ont les mêmes effets : ainsi, cette chanson à grand
succès des années 1950, que ma mémoire associe au départ brutal de mon oncle,
rappelé comme beaucoup d’autres pour prendre part aux « événements »
d’Algérie. Il n’a jamais raconté ce qu’il a vécu « là-bas », mais m’a
confié avant sa mort les photos qu’il avait pu prendre pendant son séjour
forcé.
Pour mettre à distance les soucis de la vie courante, certains font de fréquents voyages, d’autres lisent d’abondance, d’autres encore courent derrière un ballon, tapent dans une balle… Une possibilité plus rare : le montage d’un court métrage audiovisuel.
Encore plus efficace s’il est fait à base de dessins, comme une BD. Crayon ou pinceau en main, on voyage dans le temps ou dans un pays. Ensuite, à l’ordinateur, l’assemblage des images et du son, la lente progression du montage absorbent l’esprit de créateur. Toutes ces raisons font que j’aime avoir toujours un projet en chantier et que souvent je commence par dessiner.
Camille, c’est Camille Doncieux, la première épouse de Claude Monet. Bien qu’elle soit le personnage central de ce montage on ne pourra s’empêcher de citer le maître, ne serait-ce parce qu’elle lui a souvent servi de modèle : au jardin, c’est Camille, au milieu des coquelicots, encore Camille, la femme à la robe verte, toujours Camille…et bien d’autres. La malchance aussi : soutien du peintre au cours des années de disette, des hivers sans feu, des maigres repas, des multiples déménagements parce qu’on ne pouvait plus payer le loyer, trompée par son mari, atteinte d’une maladie mortelle, elle s’éteint juste avant que Monet atteigne enfin la reconnaissance et le confort matériel. Discrète jusqu’au bout, elle repose dans une tombe toute simple, tout au fond du cimetière de Vétheuil, où ne vont que
On me demande parfois lors d’une exposition si je suis un professionnel. Au début, je répondais, non, je suis un amateur et j’ajoutais devant la perplexité des personnes : Au sens de celui qui aime. Mais j’ai compris que la meilleure définition, plus proche de mon ressenti et plus compréhensible pour les spectateurs était « Je suis un passionné de photographie, membre de la fédération photographique de France ». C’est dire à quel point je suis honoré d’avoir rejoint ce groupe des ambassadeurs et d’être en si bonne compagnie dans la fédération des belles images. M’y retrouver avec en plus deux amis photographes chers Anke et Denis me réjouit un peu plus.
Si j’essaye de me rappeler quand cela a commencé, je serais tenté de dire : depuis toujours. Car dès tout petit j’ai été attiré par l’utilisation d’un appareil photo. Grace à mes grands-parents, j’ai reçu mon premier reflex lors de mes 16 ans et la passion n’as fait que croitre. Bien sur, de manière un peu décousue jusque a ce que j’adhère à mon premier club FPF et donc cher à mon cœur pour tout ce qu’ils m’ont appris : UPAC Le Chesnay. J’y ai découvert l’art du tirage par contact de mes diapositives et y ai vécu (et accompagné) la transition vers le numérique d’abord pour les tirages depuis scan puis à la prise de vue. J’y ai découvert l’analyse bienveillante mais utiles des images ainsi que le jeu des concours de la FPF. Un jeu ludique avant tout dont on accepte ainsi les succès et échecs, mais également une formidable école pour progresser en obligeant à être plus exigeant et critique avec soi même et savoir se remettre en cause.
Peu à peu sans que je puisse dire quand, je suis passé de faire des photos lors de voyages à faire des voyages pour la photo. Le voyage reste un moyen de découvrir d’autres monde naturels, d’autres cultures. Et en ce sens, je ne me suis pas spécialisé dans un type de photographie car je reste curieux de tout. Je suis passionné autant par la nature, sa faune et ses grands espaces que par l’architecture des villes et la vie agitée qu’elles abritent. Toutefois, je crois que depuis longtemps j’ai également été attiré par « les vues d’en haut ». Dans chaque voyage aérien, j’espère toujours me retrouver près d’un hublot sans rayure pour faire toute sorte d’images. Et naturellement, en 2016, quand le monde des drones pour la photo a commencé à devenir mature, je me suis envolé. Non pas à la place de mes autres photos mais comme un autre objectif dans ma besace, sauf que celui-ci pouvait voler et atteindre des points de vue différents. J’ai suivi les évolutions des règles (nécessaires) et des progrès techniques et désormais, il y a toujours un drone avec moi comme un autre boitier photo quand il est possible de voler.
Désormais, je vis dans le sud depuis quelques années pour mon travail et profite des lumières de la Cote d’Azur au sein de mon club actuel Images et expressions Cagnes sur Mer.
Je suis tombé dans le bain photographique à l’âge de 16 ans. Un copain, Alain Barrot, à qui je dois cette immersion, avait équipé un petit laboratoire dans le cadre d’un foyer de jeunes et là, j’ai été fasciné par les mystères de la chambre noire. A cette même époque je rentrais dans la vie active dans une banque et avec mon premier salaire j’achetais une Rétinette Kodak .
En 1968 j’ai effectué mon service militaire dans les services photo de l’école militaire à Paris et de retour à la vie active j’ai créé, avec quelques passionnés comme moi, le Photo-Club Sarladais que j’ai présidé jusqu’en2008 et dont je suis toujours membre. Dans cet esprit du partage et de la transmission j’ai également été Président de l’Union Régionale Aquitaine (UR 14) de 1978 à 2013.
La passion l’emportant sur la sécurité matérielle je suis devenu photographe professionnel dans ma ville de Sarlat, en gardant cependant mon âme d’amateur, j’ai continué à prendre beaucoup de plaisir avec ma photo « du dimanche » et les activités du Photo-Club.
Les bords de la Dordogne et la campagne sarladaise en hiver font l’objet de mes investigations photographiques… et de mes rêveries…J’ai par ailleurs le goût pour la nature morte…reste de mon activité professionnelle où j’ai beaucoup photographié la truffe et le foie gras !
Ingénieur de formation, titulaire d’un D.E.A. de traitement du signal et de l’image, professeure agrégée de mathématiques, j’ai enseigné en lycée, BTS et école d’ingénieur après un passage au Laboratoire d’Astronomie Spatiale de Marseille. Je suis mariée et mon mari est aussi un grand amateur de la chasse photographique, en particulier des oiseaux. Nous avons deux enfants et quatre petits-enfants. Suite à une retraite récente, je peux me consacrer pleinement à ma passion pour la photographie. Avec mon mari, nous nous sommes inscrits, il y a quelques années à un club photo membre de la Fédération Photographique de France (FPF). Analyse de photos, critiques (constructives !), conseils éclairés et confrontation avec d’autres sensibilités photographiques ont contribué à faire évoluer notre regard sur la prise de vue et le post traitement. L’inscription aux concours de la FPF et aux concours internationaux est aussi un moyen de soumettre mon travail à une évaluation extérieure. On est souvent déçu, parfois extrêmement heureux, mais, succès ou échec, c’est une motivation supplémentaire pour progresser. Les concours ajoutent une dimension ludique à la création photographique. Ces participations ont enrichi ma culture photographique. Ils m’ont incitée à privilégier l’espace-temps de la prise de vue, même si j’aime aussi jouer avec les possibilités infinies de la création numérique, et m’ont permis d’obtenir les distinctions EFPF et EFIAP/Silver. Je suis aujourd’hui Commissaire National Nature Images Projetées.
J’ai exposé dans de nombreux festivals nature comme Spotnature, Montier-en-Der (Stand de la FPF), Egletons Photos Nature, Festival Hauteville-Lompnes …Certaines de mes photographies ont été publiées dans Chasseur d’images, BBC Wildlife Magazine et European Photographer (quelques photos issues de la série « Les sables du temps » avec laquelle j’ai obtenu le Grand Prix d’Auteur FPF 2022) et, bien sûr, dans France Photographie. Ma série « Black Ellies » a fait l’objet d’un portfolio dans Chasseur d’images et sera exposée au 15ème Festival de la Camargue et du Delta du Rhône. Et, tout récemment, une de mes photographies figure au palmarès du 33ème Memorial Marie Luisa. Partager mes images, ma vision du monde, me confronter au regard des autres, est extrêmement motivant et donne une dimension humaine et sociale à mon travail de photographe.
L’évidence de la photo nature s’est imposée au cours de mon premier voyage en Afrique Australe, il y a maintenant une vingtaine d’années. La découverte des paysages sauvages de Namibie, de sa faune extraordinaire adaptée à des conditions extrêmes et des peuples chaleureux qui y vivent, a modifié pour jamais ma vision de la vie sauvage. Les grands parcs africains sont riches d’une faune remarquable. On pourrait la croire inchangée depuis la nuit des temps. Lors de ce premier séjour j’ai eu l’impression de pénétrer au paradis terrestre, un aperçu du monde d’avant la chute… Bien sûr, tout est bien loin d’être si idyllique, cette Afrique vierge et sauvage n’existe presque plus, mais j’ai connu cette fois-là au milieu des dunes du Namib, une sorte d’épiphanie, une émotion lumineuse et intense qui se renouvelle à chaque voyage. La photographie est un moyen de partager la beauté d’une nature en danger. L’émerveillement ne peut être dissocié de la crainte de voir disparaître à jamais un univers fragile et superbe, la photo devenant une tentative désespérée de figer l’instant présent, une lutte contre l’accroissement de l’entropie qui nous dévore. Ma formation en mathématiques et en traitement du signal devait me conduire à utiliser la photographie numérique mais mon travail s’inspire de la tradition romantique de la peinture du XIX siècle, et je reste persuadée de la bonté inhérente de la nature et de l’humain. Cette recherche de la beauté est au centre de ma démarche photographique et, à mon modeste niveau, je souhaite transmettre cet émerveillement, cette plénitude ressentie en se trouvant au sein d’endroits encore préservés de notre planète et en rencontrant les peuples, comme les Sans, les Himbas ou les Maasaïs, qui les habitent.